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Nouvelles 2- livres audio gratuits à télécharger - bibliboom.com - mp3

Le cœur révélateur, d'Edgar Allan Poe

Livre audio gratuit posté le 02 novembre 2009

Durée :15 min | Genre : Nouvelles | Lectrice :

"Vrai ! — je suis très nerveux, épouvantablement nerveux, — je l’ai toujours été ; mais pourquoi prétendez-vous que je suis fou ? La maladie a aiguisé mes sens, — elle ne les a pas détruits, — elle ne les a pas émoussés. Plus que tous les autres, j’avais le sens de l’ouïe très fin. J’ai entendu toutes choses du ciel et de la terre. J’ai entendu bien des choses de l’enfer. Comment donc suis-je fou ?"

Traduction : Charles Baudelaire


 

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Le roi au masque d'or, de Marcel Schwob

Livre audio gratuit posté le 05 janvier 2010

Durée :30 min | Genre : Nouvelle | Lectrice :

" Le roi masqué d’or se dressa du trône noir où il était assis depuis des heures, et demanda la cause du tumulte. Car les gardes des portes avaient croisé leurs piques et on entendait sonner le fer. Autour du brasier de bronze s’étaient dressés aussi les cinquante prêtres à droite et les cinquante bouffons à gauche, et les femmes en demi-cercle devant le roi agitaient leurs mains. La flamme rose et pourpre qui rayonnait par le crible d’airain du brasier faisait briller les masques des visages. A l’imitation du roi décharné, les femmes, les bouffons et les prêtres avaient d’immuables figures d’argent, de fer, de cuivre, de bois et d’étoffe. Et les masques des bouffons étaient ouverts par le rire, tandis que les masques des prêtres étaient noirs de souci. Cinquante visages hilares s’épanouissaient sur la gauche, et sur la droite cinquante visages tristes se renfrognaient. Cependant les étoffes claires tendues sur les têtes des femmes minaient des figures éternellement gracieuses animées d’un sourire artificiel. Mais le masque d’or du roi était majestueux, noble, et véritablement royal."


 

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Les embaumeuses, de Marcel Schwob

Livre audio gratuit posté le 09  janvier 2010

Durée :12 min | Genre : Nouvelles | Lectrice :

Je m’approchai d’un des orifices d’où jaillissaient les rayons rouges, et je parvins à monter sur une des coupoles pour regarder à l’intérieur. Je compris alors l’étrangeté de la contrée et de la cité des coupoles. Car l’endroit que je voyais, éclairé à torchères, était jonché de morts ; et parmi des pleureuses, d’autres femmes s’empressaient avec des vases et des instruments. Je les voyais fendre sur le côté des ventres frais et tirer les boyaux jaunes bruns, verts et bleus, qu’elles plongeaient dans des amphores, enfoncer par le nez des figures un crochet d’argent, briser les os délicats de la racine et ramener la cervelle avec des spatules, laver les corps avec des eaux teintes, les frotter de parfums de Rhodes, de myrrhe et de cinnamome, tresser les cheveux, gommer les cils et les sourcils de couleur, peindre les dents et durcir les lèvres, polir les ongles des mains et des pieds et les entourer d’une ligne d’or. Puis, le ventre étant plat, le nombril creux, au centre de rides circulaires, elles allongeaient les doigts des morts, blancs et plissés, leur cerclaient aux poignets et aux chevilles des anneaux d’électron, et les roulaient patiemment dans de longues bandelettes de lin.


 

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L'incendie terrestre, de Marcel Schwob

Livre audio gratuit posté le 10  janvier 2010

Durée :10 min | Genre : Nouvelles | Lectrice :

Le dernier élan de foi qui avait entraîné le monde n’avait pu le sauver. Des prophètes nouveaux s’étaient dressés en vain. Les mystères de la volonté avaient été inutilement forcés ; car il n’importait plus de la diriger, mais c’était sa quantité qui semblait décroître. L’énergie de tous les êtres vivants déclinait. Elle s’était concentrée dans un effort suprême vers une religion future, et l’effort n’avait pas réussi. Chacun se retranchait dans un égoïsme très doux. Toutes les passions étaient tolérées. La terre était comme dans une accalmie chaude. Les vices y croissaient avec l’inconscience des larges plantes vénéneuses. L’immoralité, devenue la loi même des choses, avec le dieu Hasard de la Vie ; la science obscurcie par la superstition mystique ; la tartuferie du cœur à qui les sens servaient de tentacules ; les saisons, autrefois délimitées maintenant mélangées dans une série de jours pluvieux, qui couvaient l’orage ; rien de précis, ni de traditionnel, mais une confusion de vieilleries, et le règne du vague.


 

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La peste, de Marcel Schwob

Livre audio gratuit posté le 13  janvier 2010

Durée :11 min | Genre : Nouvelles | Lectrice :

" L’an MCCCLXXIV étant jeune homme sans argent, je m’enfuis de Florence sur les grandes routes avec Matteo pour compagnon. Car la peste dévastait la cité. La maladie était soudaine, et attaquait dans la rue. Les yeux devenaient brûlants et rouges, la gorge rauque ; le ventre enflait. Puis la bouche et la langue se couvraient de petites poches pleines d’eau irritante. On était possédé par la soif. Une toux sèche secouait les malades pendant plusieurs heures. Ensuite, les membres se raidissaient aux articulations ; la peau se parsemait de taches rouges, gonflées ; qu’aucuns nomment bubons. Et finalement, les morts avaient la figure distendue et blanchâtre, avec des meurtrissures saignantes et la bouche ouverte comme un cornet. "


 

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Les Milésiennes, de Marcel Shwob

Livre audio gratuit posté le 20  janvier 2010

Durée :9 min | Genre : Nouvelles | Lectrice :

Tout à coup, sans que personne en sût la cause, les vierges de Milet commencèrent à se pendre. Ce fut comme une épidémie morale. En poussant les portes des gynécées, on heurtait les pieds encore frémissants d’un corps blanc suspendu aux poutres. On était surpris par un soupir rauque et par un tintement de bagues, de bracelets et d’anneaux de chevilles qui roulaient à terre. La gorge des pendues se soulevait comme les ailes palpitantes d’un oiseau qu’on étouffe. Les yeux semblaient pleins de résignation, plutôt que d’horreur.


 

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La machine à parler, de Marcel Schwob

la machine a parler - schwobLivre audio gratuit posté le 21  janvier 2010

Durée :11 min | Genre : Nouvelles | Lectrice : | Musique: Vate - Impunidad

" L’homme me fit entrer dans une salle que je ne pus regarder, tant elle me parut terrible par le monstre qui s’y dressait. Car il y avait à son centre, élevée jusqu’au plafond, une gorge géante, distendue et grivelée, avec des repris de peau noire qui pendaient et se gonflaient, un souffle de tempête souterraine, et deux lèvres énormes qui tremblaient au-dessus. Et parmi des grincements de roues, et des cris de fil en métal, on voyait frémir ces monceaux de cuir, et les lèvres gigantesques bâillaient avec hésitation ; puis, au fond rouge du gouffre qui s’ouvrait, un immense lobe charnu s’agitait, se relevait, se dandinait, se tendait en haut, en bas, à droite, à gauche ; une rafale de vent bouffant éclatait dans la machine, et des paroles articulées jaillissaient, poussées par une voix extra-humaine. "


 

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Léa, de Jules Barbey d'Aurevilly

Livre audio gratuit posté le 08 mars 2010

Durée :52 min | Genre : Nouvelles | Lectrice : | Musique: The Forced Oscillations

" J'ai dit que Léa était changée et grandie ; ce n'était plus la petite fille à la pèlerine de velours noir dont le teint se rosait impétueusement au moindre trouble jusque dans la racine des cheveux et des cils, sans que cette vaporeuse nuance, semblable à celle que, les soirs d'automne, on voit parfois au rebord d'une blanche nuée, se fonçât jamais plus à un endroit qu'à un autre de son visage. Nuance fugitive, mais inaltérée, qui ne se perdait jamais en dégradations insensibles à l'endroit où la robe joint le cou avec mystère, et faisait présumer que tout le corps se colorait timidement ainsi, et promettait aux ardeurs d'un amant des voluptés divines. Ces ravissantes rougeurs s'étaient exhalées et, suivant la loi incompréhensible de tout ce qui est beau sur la terre, exhalées pour ne plus revenir ! La maladie de Léa, en se développant, semblait avoir absorbé tout le sang de ses veines dans la région du coeur, et lui avait laissé une pâleur ingrate à travers laquelle l'émotion ne pouvait se faire jour. Ce n'était pas une pâleur ordinaire, mais une pâleur profonde comme celle d'un marbre : profonde, car le ciseau a beau s'enfoncer dans ce marbre qu'il déchire, il trouve toujours cette mate blancheur ! Ainsi, à la voir, cette inanimée jeune fille, vous auriez dit que sa pâleur n'était pas seulement à la surface, mais empreinte dans l'intérieur des chairs. "


 

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Date de dernière mise à jour : 22/11/2013